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Renverse ton image : Le Marteau rouge, George Sand (conte)

La pierre aussi a une voix et une histoire

Note : 3.5 sur 5.

George Sand 1876, Le Marteau rouge [in Contes d’une grand mère, seconde série], Calmann-Lévy

Résumé

La grand-mère raconte l’histoire d’un grand rocher à travers les âges, et à travers les différentes formes qu’il a pris.

Contes d’une grand-mère, seconde série

  1. Le Chêne parlant
  2. Le Chien et la Fleur sacrée
  3. L’Orgue du Titan
  4. Ce que disent les fleurs
  5. Le Marteau rouge
  6. La Fée Poussière
  7. Le Gnome aux huîtres
  8. La Fée aux gros yeux

Commentaires

Après les arbres, les animaux, le paysage et les fleurs dans le reste du recueil, ce conte prend pour héros la matière même. Dépassant le cadre de l’histoire d’un objet, c’est à la matière même que Sand semble conférer une âme, une existence et presque une sensibilité, une voix. Le parcours de la roche, fait de cassures, de transformations, de rencontres et d’abandons, de renouveau et de fin triste, éveille la sensibilité à la matière même, qui participe à la vie et doit également être respectée. Le message écologique est on ne peut plus clair, et très en avance sur une époque où domine la révolution industrielle et où triomphe l’extraction des matières du sol comme le charbon.
Mais l’invention est aussi le prétexte à une traversée des âges, notamment celle des peuples sauvages puis barbares.

Passages retenus

p. 97 :
Rien n’est philosophe et résigné comme un caillou. Celui dont j’essaye de vous dire l’histoire n’était plus représenté un peu dignement que par un des huit morceaux, lequel était encore gros comme votre tête, et, à peu près aussi rond, vu que les eaux qui avaient émietté les autres, l’avaient roulé longtemps. Soit qu’il eût plus de chance, soit qu’on eût eu des égards pour lui, il était arrivé beau, luisant et bien poli jusqu’à la porte d’une hutte de roseaux où vivaient d’étranges personnages.
C’étaient des hommes sauvages, vêtus de peaux de bêtes, portant de longues barbes et de longs cheveux, faute de ciseaux pour les couper, ou parce qu’ils se trouvaient mieux ainsi, et peut-être n’avaient-ils pas tort, mais s’ils n’avaient pas encore inventé les ciseaux, ce dont je ne suis pas sûr, ces hommes primitifs n’en étaient pas moins d’habiles couteliers.

Publié par Cyber Luron

Une nuit de prolo, je suivis par hasard un prince et entrai à la taverne des rêves et croyances. Carnaval de fantômes. Dans le cabaret des miracles, je cherchais le non-dit ; en coulisses, je démasquai les bavards littéraires et m'aperçus que j'en portais également ; à la tour des langues, je redescendis dans l'atelier. J'y oeuvre, contemplant la nature, songeant aux premiers hommes qui vivaient sans y penser, groupés.

7 commentaires sur « Renverse ton image : Le Marteau rouge, George Sand (conte) »

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