Ramasse tes lettres : Zazie dans le métro, de Raymond Queneau

Commentaires Outre les libertés prises avec l’orthographe et la langue, qui s’accordent avec le cinéma tout en gouaille de l’époque (Jacques Prévert et Albert Simonin, Gabin et Ventura), les personnages loufoques et les natures des personnages s’accordent également avec ce Paris d’après guerre, qui à l’image de son métro, s’engouffre dans les Trente Glorieuses, sansLire la suite « Ramasse tes lettres : Zazie dans le métro, de Raymond Queneau »

Surveille tes images : Le Roi Mathias Ier, de Janusz Korczak

Commentaires Écrit d’après les remarques, les envies, les décisions, des enfants de son orphelinat. Un procédé créatif qu’on pourrait dans une certaine mesure rapprocher de celui d’Alice au pays des merveilles : Lewis Carroll aurait commencé son récit pour amuser la petite Alice Liddell et ses soeurs, pendant leurs promenades… Alice était l’héroïne du livreLire la suite « Surveille tes images : Le Roi Mathias Ier, de Janusz Korczak »

Ramasse tes lettres : Les Dangers de fumer au lit, de Mariana Enriquez

Commentaires La voix narrative a quelque chose de différent et moderne : tout en racontant avec un recul traditionnel, parvenant à restituer littérairement le ton, le caractère, d’une voix d’adolescente, par un jeu de paroles et de discours rapportés librement et intégrés à la narration un peu comme des tours légèrement ironiques ou attendris deLire la suite « Ramasse tes lettres : Les Dangers de fumer au lit, de Mariana Enriquez »

Ramasse tes lettres : Arsène Lupin gentleman-cambrioleur, de Maurice Leblanc

Commentaires Le gentleman-cambrioleur, magnifique oxymore inventé par Leblanc, n’est peut-être pas tant ici développé dans le sens d’un Robin-des-Bois qui volerait suivant son sens aigu des valeurs humaines et de la justice (pas absent pour autant), que dans celui plus simple du brigand qui s’introduit dans les hautes sphères de la bonne société. Le personnageLire la suite « Ramasse tes lettres : Arsène Lupin gentleman-cambrioleur, de Maurice Leblanc »

Lâche ta loupe : Pars vite et reviens tard, de Fred Vargas

Commentaires Tous les personnages du roman, et particulièrement le groupe de la place Edgar Quinet, ont un passé trouble, accidenté, les ayant conduit à une vie de marginaux. Lizbeth fut une fille forcée à la prostituée ; Eva, une femme battue ayant fui le domicile… Joss le marin et Decambrais le professeur, ont fait deLire la suite « Lâche ta loupe : Pars vite et reviens tard, de Fred Vargas »

Imaginez la scène : Stratégie pour deux jambons, de Raymond Cousse

Commentaires L’auteur prête sa voix au cochon industrialisé, d’abord sans doute dans un geste de défenseur de la cause animale, peut-être plus encore en tant que fabuliste critiquant l’humanité par la voix animale. Entendre la voix d’un élément absurde, une nature pathétiquement étouffée avant même son premier souffle, vie qui n’a d’autre but que saLire la suite « Imaginez la scène : Stratégie pour deux jambons, de Raymond Cousse »

Ramasse tes lettres : Les Nuits blanches, de Dostoïevski

Commentaires Le rêveur est-il vraiment ce jeune homme qui erre dans la ville, fragilisé par la solitude, effrontément contre la vie ordinaire en réalité inapte à interagir avec ses congénères par excès de timidité, comparable au personnage du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet attendant son destin de conte, s’inventant un monde imaginaire commeLire la suite « Ramasse tes lettres : Les Nuits blanches, de Dostoïevski »

Ramasse tes lettres : Le Bavard, de René-Louis des Forêts

Commentaires Le genre du récit monologué et l’anecdote comico-pitoyable, incomplète et peu fiable, rappellent inévitablement les Carnets du sous-sol de Dostoïevski, et caractérisent à merveille cet alter-égo de l’écrivain, le bavard. Du pathétique perdant magnifique au prophète de sa propre défaite existentielle, le bavard n’est-il pas un écrivain raté ? Ou tout simplement la caricatureLire la suite « Ramasse tes lettres : Le Bavard, de René-Louis des Forêts »

Ramasse tes lettres : Le Dernier Jour d’un condamné, Victor Hugo

Commentaires Le récit de Victor Hugo adopte la forme du journal intime (bien qu’on relève aisément quelques incohérences hésitations entre récit sur le vif au présent et le fait que le prisonnier ne peut écrire que dans sa cellule). En même temps qu’une rhétorique amenant des arguments contre la peine de mort, finement mêlée auLire la suite « Ramasse tes lettres : Le Dernier Jour d’un condamné, Victor Hugo »

Ramasse tes lettres : Remonter l’Orénoque, Mathias Énard

Commentaires Par l’utilisation du point de vue du chirurgien – c’est-à-dire celui qui regarde l’humain à travers ses entrailles boueuses de sang pour essayer de le réparer -, Mathias Énard entreprend une sorte de dissection du nihilisme. La science médicale, entrouvrant le corps humain, boîte de Pandore de notre santé physique et mentale, provoque uneLire la suite « Ramasse tes lettres : Remonter l’Orénoque, Mathias Énard »

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