Ramasse tes lettres : Yvette (recueil), de Maupassant

Les mystères de l’intelligence, les ressorts de l’inconscient

Maupassant (Guy de) 1884, Le Yvette [in Œuvres complètes, t. 1 & 2], Gallimard, coll. « nrf La Pléiade », 1974-1979

Lien Gallica de l’édition originale numérisée.

Note : 3.5 sur 5.

Recueils :
– Boule de Suif (1879)
La Maison Tellier (1881)
Mademoiselle Fifi (1882)
Contes de la bécasse (1883)
Clair de Lune (1883)
Miss Harriet (1884)
Les Sœurs Rondoli (1884)
Yvette (1884)
– Contes du jour et de la nuit (1885)
– Monsieur Parent (1886)
– Toine (1886)
– La Petite Roque (1886)
– Le Horla (1887)
– Le Rosier de madame Husson (1888)
– La Main gauche (1889)
– Le Père Milon (1889)

Sommaire

Yvette (1884) ****
Le Retour (1884) ***
L’Abandonné (1884) ***
Les Idées du colonel (1884) ****
Promenade (1884) ***
Mohammed-Fripouille (1884) ***
Le Garde (1884) ***
Berthe (1884) ****

Yvette ****

Jean de Savigny, jeune homme viveur et galant, s’est laissé charmer par la fraîche petite Yvette, fille de la « marquise Obradi », anciennement Octavie Bradin, parvenue par grandes faveurs d’amours. Mais la belle et changeante Yvette est-elle profondément rusée ou terriblement naïve ? Elle joue et lui file toujours entre les bras.

Reprend en partie le conte Yveline Samoris (1882). Le thème du secret qui coupe l’enfant de sa mère, se retrouvera dans Pierre & Jean (1887). Le choix de ne pas faire mourir le personnage comme dans le conte source laisse une interprétation encore plus cynique de la condition d’une fille de prostituée. On regrettera que la focalisation soit instable, passant de tel à tel personnage, d’un point de vue externe de caméra à un point de vue quasi omniscient. Le début de la nouvelle rend intrigant ce jeune cynique blasé qui s’agace et s’ennamourache de voir les pensées de la fille lui échapper, comme son corps. La fin de la nouvelle entre de manière invraisemblable et comme impudique dans le cheminement psychologique du personnage : délicieusement mystérieuse dans l’indécision qu’elle dégage en public, elle devient un caractère décevant une fois dénudée par l’auteur. Elle décevra aussi le jeune homme. La magie n’aura opéré qu’à un court moment d’équilibre.

Comme pour son premier recueil La Maison Tellier, Maupassant ouvre celui-ci par une entrée en maison close. Et comme dans le recueil précédant (Les Soeurs Rondoli), le personnage central est une jeune femme dont la séduction repose sur un mélange troublant de distinction et de rusticité. C’est l’ambiguïté qui fascine (comme l’ambiguïté de genre dans Parle-leur de batailles de Mathias Énard). Une espèce de monstruosité sociale, magnétiquement attractive comme un vampire : une fleur du mal baudelairienne. Décrivant Yvette, Maupassant paraphrase clairement Zola décrivant Nana, son personnage de prostituée pour classes aisée : « une plante de plein fumier » (roman sorti 5 ans plus tôt) – on connaît la sombre destinée de celle-ci. Yvette est un parfum étourdissant de trait d’union entre noblesse d’âme et bas-fonds débauchés, sa bestialité sexuelle innée encore retenue mais prête à exploser et la finesse de son esprit encore lumineux d’innocence arrogante… Elle trouble le noble jeune homme perdu non parce qu’elle l’encanaille mais parce qu’elle est un reflet inversé de sa trajectoire, et un fantasme inconscient d’une synthèse entre deux mondes – synthèse interdite. Cette puissance sexuelle du corps, qui fait perdre la tête comme un alcool fort, magnifiquement dissimulée sous les toilettes les plus sages et dignes et sous l’enveloppe raffinée de l’intelligence, de la culture et de la morale, c’est un danger non seulement pour l’homme de bonne société de se perdre (comme Swann dans Du côté de chez Swann, de Proust), mais surtout le danger de perdre esprit en considérant ce qui est peut-être la vérité de la condition humaine, la pensée n’est peut-être qu’un vêtement, un cache-sexe, l’humain vrai est en dessous, une simple bête (vision pessimiste héritée de Schopenhauer).

Ce recueil trouve une unité dans cette espèce de saisissement furtif des mouvements souterrains de l’humain, mouvements qui le contrôlent, le dominent, le conditionnent au delà même de la classe sociale, le font aller vers la vie, la mort… Une recherche de l’inconscient qu’E.T.A. Hoffmann approchait déjà dans chacune de ses nouvelles fantastiques, tandis que Freud (trois ans plus jeune que Maupassant) commence tout juste à s’intéresser à l’hystérie et à l’addiction…


p.237 : « Cette fille, Yvette, me déconcerte absolument, d’ailleurs. C’est un mystère. Si elle n’est pas le monstre d’astuce et de perversité le plus complet que j’aie jamais vu, elle est certes le phénomène d’innocence le plus merveilleux qu’on puisse trouver. Elle vit dans ce milieu infâme avec une aisance tranquille et triomphante, admirablement scélérate et naïve.
Merveilleux rejeton d’aventurière, poussé sur le fumier de ce monde-là, comme une plante magnifique nourrie de pourritures, ou bien fille de quelque homme de haute race, de quelque grand artiste ou de quelque grand seigneur, de quelque prince ou de quelque roi tombé, un soir, dans le lit de la mère, on ne peut comprendre ce qu’elle est ni ce qu’elle pense. Mais tu vas la voir.
Saval se mit à rire et dit :
– Tu en es amoureux.
– Non. Je suis sur les rangs, ce qui n’est pas la même chose. Je te présenterai d’ailleurs mes coprétendants les plus sérieux. Mais j’ai des chances marquées. J’ai de l’avance, on me montre quelque faveur.
Saval répéta :
– Tu es amoureux.
– Non. Elle me trouble, me séduit et m’inquiète, m’attire et m’effraye. Je me méfie d’elle comme d’un piège, et j’ai envie d’elle comme d’un sorbet quand on a soif. Je subis son charme et je ne l’approche qu’avec l’appréhension qu’on aurait d’un homme soupçonné d’être un adroit voleur. Près d’elle j’éprouve un entraînement irraisonné vers sa candeur possible et une méfiance très raisonnable contre sa rouerie non moins probable. Je me sens en contact avec un être anormal, en dehors des règles naturelles, exquis ou détestable. Je ne sais pas.
Saval prononça pour la troisième fois :
– Je te dis que tu es amoureux. Tu parles d’elle avec une emphase de poète et un lyrisme de troubadour. Allons, descends en toi, tâte ton coeur et avoue.
Servigny fit quelques pas sans rien répondre, puis reprit :
– C’est possible, après tout. Dans tous les cas, elle me préoccupe beaucoup. Oui, je suis peut-être amoureux. J’y songe trop. Je pense à elle en m’endormant et aussi en me réveillant… c’est assez grave. Son image me suit, me poursuit, m’accompagne sans cesse, toujours devant moi, autour de moi, en moi. Est-ce l’amour, cette obsession physique ? Sa figure est entrée si profondément dans mon regard que je la vois sitôt que je ferme les yeux. J’ai un battement de coeur chaque fois que je l’aperçois, je ne le nie point. Donc je l’aime, mais drôlement. Je la désire avec violence, et l’idée d’en faire ma femme me semblerait une folie, une stupidité, une monstruosité. J’ai un peu peur d’elle aussi, une peur d’oiseau sur qui plane un épervier. Et je suis jaloux d’elle encore, jaloux de tout ce que j’ignore dans ce coeur incompréhensible. Et je me demande toujours : « Est-ce une gamine charmante ou une abominable coquine ? » »

p. 245 : « Elle lui parlait de choses mondaines, de choses banales avec cette voix ensorcelante qui grisait. Et, le regardant au fond de la pensée, elle semblait lui dire d’autres paroles que celles prononcées par sa bouche. »

Le Retour ***

Un vagabond rôde autour de la maison des Martin-Lévesque, se pourrait-il que ce soit Martin ? le père disparu en mer ?

Au thème du retour du marin (mythe bien breton qu’on pourra rapprocher du célèbre Pêcheur d’Islande de Pierre Loti), Maupassant mêle la simplicité paysanne. Les sentiments éprouvés sont crus, sauvages, dénués de mièvrerie. Gêne de ces retrouvailles, souci de régularisation. Les paysans acceptent la nouvelle situation par le rituel du coup au bistro.


p. 208 : « Comme il ne remuait pas plus qu’un pieu, et qu’il fixait ses yeux avec obstination sur le logis des Martin-Lévesque, la Martin devint furieuse et, la peur la rendant brave, elle saisit une pelle et sortit devant la porte. »

L’Abandonné ***

Deux vieux amants décident d’aller voir pour la première fois, l’enfant qu’ils ont eu ensemble, étant jeunes, dans le plus grand secret. Ils l’avaient placé dès la naissance dans une ferme.

Schéma inversé de Aux champs, ici l’enfant retrouvé a descendu l’échelle sociale. Mais le point important est la confrontation des aristocrates avec l’image de ce qu’ils auraient pu être sans leur éducation et leur argent. C’est toute la croyance en une noblesse héréditaire de sang ou de gènes qui s’écroule.


p.226 : « Aurait-elle pu résister ? se refuser ? Aurait-elle eu la force, le courage de ne pas céder, car elle l’aimait aussi ? Non, vraiment non ! C’eût été trop dur ! elle aurait trop souffert ! Comme la vie est méchante et rusée ! Peut-on éviter certaines atteintes du sort, peut-on fuir la destinée fatale ? Quand on est femme, seule, abandonnée, sans tendresse, sans enfants, peut-on fuir toujours une passion qui se lève pour vous, comme on fuirait la lumière du soleil, pour vivre, jusqu’à sa mort, dans la nuit ? »

Les Idées du colonel ****

Le régiment du colonel, exténué dans le froid, la faim et la neige, croise un vieil homme qui va servir de guide, et sa jeune fille blonde dont la présence va raviver les soldats.

Reprise de Le Mariage du lieutenant Laré et de Souvenir. Mais, ici, le conte reste absolument focalisé sur ce phénomène de la femme comme motivation des soldats, et des hommes en général. C’est d’ailleurs le colonel lui-même qui prend en charge la narration et assume le discours sur la femme. Contrairement à l’avis de Louis Forestier, je ne crois pas qu’il faille saisir l’exposé théorique de la galanterie française par entière antiphrase. Cette sur-motivation de l’homme par la présence de la femme est effective. Mais en aboutissant à un patriotique « Vive la France ! », cette présence féminine montre un homme encore plus stupide qui tue pour « faire des veuves », qui est prêt à faire n’importe quoi ; elle rend les soldats stupides, comme sous ivresse, alors que la fatigue et la faim leurs faisaient comprendre l’absurdité de la guerre. Ainsi, le discours du colonel est décrédibilisé, il apparaît comme un imbécile dont les actes sont dictés par les règles de l’armée et par sa libido. La motivation pour faire la guerre existe donc bien moins quand il ne s’agit plus d’impressionner les femmes. Le patriotisme français ne serait qu’une stupidité « pour impressionner » les femmes, alors que naturellement, elles trouvent la guerre lamentable : « Pauvres gens ! » s’exprime la jeune fille en apprenant la mort des douze soldats prussiens. Il y a là un parallèle intéressant à faire avec L’Iliade d’Homère (la Guerre de Troie plus largement), où la guerre est motivée par la reconquête d’une femme, où le soldat numéro un est vexé pour des histoires de partages de jeunes femmes captives…


p.162 : « Moi, devant les yeux d’une femme, d’une jolie femme, je me sens capable de tout. Sacristi ! quand je sens entrer en moi son regard, son sacré nom de regard, qui vous met du feu dans les veines, j’ai envie de je ne sais quoi, de ma battre, de lutter, de casser des meubles, de montrer que je suis le plus fort, le plus brave, le plus hardi et le plus dévoué des hommes.
Mais je ne suis pas le seul, non vraiment ; toute l’armée française est comme moi, je vous le jure. Depuis le pioupiou jusqu’aux généraux nous allons de l’avant, et jusqu’au bout, quand il s’agit d’une femme, d’une jolie femme.»

p.165 : « On repartit comme si on eût bu un coup de vin, plus gaillardement et plus vivement. »

Promenade ***

Le père Leras, teneur de livres, a longuement vécu sans plaisir. 40 ans d’existence de routine et de solitude. Un beau jour d’été, il fait une petite sortie au restaurant puis pousse la promenade rue du Bois de Boulogne…

Si ce conte commence comme les sorties innocentes des Dimanches d’un bourgeois de Paris, le déroulement consécutif est très habile : le père Leras est entraîné par son excessive gaité jusqu’à la preuve qu’il n’a aucune de raison d’être heureux. Le choc violent paraît cependant moyennement crédible : une vie vide peut-elle ne pas avoir conscience d’elle-même pendant 40 ans ?


p.128 : « Autrefois il regardait sa moustache blonde et ses cheveux bouclés dans la petite glace ronde laissée par son prédécesseur. Il contemplait maintenant, chaque soir, avant de partir, sa moustache blanche et son front chauve dans la même glace. Quarante ans s’étaient écoulés, longs et rapides, vides comme un jour de tristesse, et pareils comme les heures d’une mauvaise nuit ! Quarante ans dont il ne restait rien, pas même un souvenir, pas même un malheur, depuis la mort de ses parents. Rien »

Mohammed-Fripouille ***

Pendant un voyage en Algérie, un ancien spahi raconte comment le maréchal Mohammed-Fripouille, turc engagé dans l’armée, partit en mission avec six hommes pour ramener prisonnier et punir un petit village qui avait tué un Anglais.

Alors que vient de paraître Au soleil, Maupassant reprend une anecdote. Que doit-on en tirer ? Le sadisme du turc envers les Arabes, plus dur avec eux que les colons même. Étrange conte qui semble n’apporter rien d’autre que ce constat et ces images sadiques et l’ingéniosité humaine quant il s’agit de torturer. À mettre en lien avec les articles de l’auteur contre le colonialisme.


p.339 : « Alors il fit une chose terrible et drôle : un chapelet de prisonniers, ou plutôt un chapelet de pendus. Il avait attaché solidement les deux poings du premier captif, puis il fit un nœud coulant autour de son cou avec la même corde qui serrait de nouveau les bras du suivant puis s’enroulait ensuite à sa gorge. Nos cinquante prisonniers se trouvèrent bientôt liés de telle sorte que le moindre mouvement de l’un pour s’enfuir l’eût étranglé, ainsi que ses deux voisins. »

Le Garde ***

M. Boniface raconte un drame de chasse, à l’époque où il chassait encore « comme un furieux ». Il possédait un petit pavillon sur des terres bien isolées. Le père Cavalier, un garde, était là toute l’année pour empêcher les braconniers. Il avait avec lui son neveu, Marius, un mauvais môme. Une année, Marius s’était mis à colleter sur les terres de Monsieur. Le père Cavalier lui avait filé une grande raclée.

On trouve ici par deux fois le thème de la « fureur ». Le chasseur et le garde (et l’enfant ?) sont pris par cette même pulsion (de meurtre ?). Or, le vieux Boniface est maintenant un homme sage et de bonne humeur. Ce drame dont il a été témoin dans sa jeunesse, aurait donc calmé l’emportement de sa passion.
Il est ici question d’une chaîne d’emportement qui amène inévitablement la mort. Le chasseur est « pur » chasseur, le garde « pur » garde. L’action du conte reste cependant peu développée.


p. 354 : « Affolé par une irrésistible fureur, cédant à un de ces mouvements irréfléchis, instantanés, qu’on ne saurait ni prévoir ni retenir, [Cavalier] saisit mon fusil resté par terre, tout près de lui, épaula et, avant que j’eusse pu faire un mouvement, il tira sans savoir même si l’arme était chargée.
[…] La charge atteignant le fuyard en plein dos le jeta sur la face, couvert de sang. Il se mit aussitôt à gratter la terre de ses mains et de ses genoux, comme s’il eût voulu encore courir à quatre pattes, à la façon des lièvres blessés à mort qui voient venir le chasseur.
Je m’élançai. L’enfant râlait déjà. Il expira avant que fut éteinte la maison, sans avoir prononcé un mot. […] Quand les gens du village arrivèrent, on emporta mon garde, pareil à un fou. »

Berthe ****

Le docteur Bonnet reçoit notre conteur à Câtelguyon. Il lui fait part d’un cas pathologique très singulier : Berthe est une magnifique jeune fille, mais dont l’intelligence ne s’est jamais manifestée. Il a même essayé de la marier pour éveiller son esprit.

La prouesse de Maupassant dans ce conte est de montrer que folie et intelligence ne sont pas en vases communiquants. Le peu d’intelligence – au sens traditionnel – rapproche éventuellement l’être humain de la bête, mais pas du fou. La jeune fille ne devient folle que parce qu’elle acquiert une once d’intelligence qui lui fait découvrir la souffrance de se savoir abandonnée. On en vient donc ici presque à une vision pseudo-Rousseauiste – l’humain était plus heureux avant la civilisation -, si on omet le fait que c’est le rejet social qui crée ici le malheur. Autrement, Maupassant se plaît à témoigner de son savoir en théories psychologiques et expérimentations médicales récentes (comme dans Le Horla, dont il écrit une première version en 1886). Nous sommes plus de dix ans avant la célèbre découverte de Victor de l’Aveyron (qui inspira L’Enfant sauvage de Truffaut en 1970) – mais près d’un siècle après le dossier de Marie-Angélique le Blanc.


p.363 : « Alors elle devint folle ! Oui, mon cher, cette idiote est devenue folle. »
p.359 : « Elle était devenue superbe ; c’était vraiment un type de la race, une sorte de Vénus admirable et stupide.
Elle avait seize ans maintenant et j’ai rarement vu pareille perfection de formes, pareille souplesse et pareille régularité de traits. J’ai dit une Vénus, oui, une Vénus, blonde, grasse, vigoureuse, avec de grands yeux clairs et vides, bleus comme la fleur de lin, une large bouche aux lèvres rondes, une bouche de gourmande, de sensuelle, une bouche à baisers. »

Publié par Cyber Luron

Une nuit de prolo, je suivis par hasard un prince et entrai à la taverne des rêves et croyances. Carnaval de fantômes. Dans le cabaret des miracles, je cherchais le non-dit ; en coulisses, je démasquai les bavards littéraires et m'aperçus que j'en portais également ; à la tour des langues, je redescendis dans l'atelier. J'y oeuvre, contemplant la nature, songeant aux premiers hommes qui vivaient sans y penser, groupés.

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer