Commentaires Tous les personnages du roman, et particulièrement le groupe de la place Edgar Quinet, ont un passé trouble, accidenté, les ayant conduit à une vie de marginaux. Lizbeth fut une fille forcée à la prostituée ; Eva, une femme battue ayant fui le domicile… Joss le marin et Decambrais le professeur, ont fait deLire la suite « Lâche ta loupe : Pars vite et reviens tard, de Fred Vargas »
Archives de l’étiquette : XXe
Surveille tes images : Le Petit Prince, d’Antoine Saint-Exupéry
Commentaires Rédigé en pleine Second Guerre, alors qu’il est isolé à New York, ce petit conte a bien-sûr cette horreur de l’Histoire en arrière-plan, dans un hors-texte lointain, en négatif du désert la folie meurtrière, à travers la métaphore de ces baobabs qui pourraient occuper la planète du petit Prince si on n’y prend pasLire la suite « Surveille tes images : Le Petit Prince, d’Antoine Saint-Exupéry »
Imaginez la scène : Zoo ou l’Assassin philanthrope, de Vercors
Commentaires Cette pièce reprend exactement la trame du roman Les Animaux dénaturés, paru dix ans et qui questionnait essentiellement les limites de la nature humaine après l’horreur de la Second Guerre, mettant en évidence l’insuffisance des définitions traditionnelles. La pièce semble étendre le questionnement sur la nature des animaux, allant jusqu’à présenter des arguments assezLire la suite « Imaginez la scène : Zoo ou l’Assassin philanthrope, de Vercors »
Attache tes lacets : Voyage à pied dans la Haute-Drôme, de Jean Giono
De la farce à la comédie de moeurs : Sganarelle agent d’exposition des boursouflures sociales
Surveille tes images : Un ivrogne dans la brousse, de Amos Tutuola
Commentaires D’abord sur un ton de rigolade et dans un contexte réaliste, le récit prend peu à peu les formes du conte, et même au-delà, du recueil de mythes. Ici, il est remarquable que le conteur est son propre personnage-héros. Ainsi, le récit illustre à merveille la théorie du conte comme transformation métaphorique d’un riteLire la suite « Surveille tes images : Un ivrogne dans la brousse, de Amos Tutuola »
Remue tes méninges : La mentalité de marché est obsolète, de Karl Polanyi
Commentaires La notion d’ »autonomisation du champ économique » est le négatif du « fait social total » avec lequel Marcel Mauss caractérisait l’économie dans les civilisations traditionnelles, dans son Essai sur le don, vingt années plus tôt. C’est-à-dire que les échanges économiques se limitent rarement à de simples questions d’intérêts, d’acquisition et de profit… mais sont le plusLire la suite « Remue tes méninges : La mentalité de marché est obsolète, de Karl Polanyi »
Imaginez la scène : Stratégie pour deux jambons, de Raymond Cousse
Commentaires L’auteur prête sa voix au cochon industrialisé, d’abord sans doute dans un geste de défenseur de la cause animale, peut-être plus encore en tant que fabuliste critiquant l’humanité par la voix animale. Entendre la voix d’un élément absurde, une nature pathétiquement étouffée avant même son premier souffle, vie qui n’a d’autre but que saLire la suite « Imaginez la scène : Stratégie pour deux jambons, de Raymond Cousse »
Ramasse tes lettres : Chez les fous (reportage), d’Albert Londres
Commentaires Fouille-merde reconnu, spécialiste des lieux de privation de liberté, par ses reportages en Guyane (Au bagne, 1923) et dans les colonies d’Afrique du Nord (Dante n’avait rien vu, 1924), Albert Londres ouvre ce reportage en rapportant les ruses qu’il a dû employer pour s’introduire dans les asiles de France, soufflant qu’il y a déjàLire la suite « Ramasse tes lettres : Chez les fous (reportage), d’Albert Londres »
Ramasse tes lettres : Le Bavard, de René-Louis des Forêts
Commentaires Le genre du récit monologué et l’anecdote comico-pitoyable, incomplète et peu fiable, rappellent inévitablement les Carnets du sous-sol de Dostoïevski, et caractérisent à merveille cet alter-égo de l’écrivain, le bavard. Du pathétique perdant magnifique au prophète de sa propre défaite existentielle, le bavard n’est-il pas un écrivain raté ? Ou tout simplement la caricatureLire la suite « Ramasse tes lettres : Le Bavard, de René-Louis des Forêts »
Balance ta science : Le sacré et le profane, de Mircea Éliade
Commentaires Ce que cherche à faire comprendre Mirtcha Éliade, c’est l’expérience vitale de l’homme religieux (homo), sa perception du monde, sa sensibilité, non les spécificités de telle ou telle croyance, ontologie, mythologie (dont il traite dans d’autres ouvrages). Et pour cela, il opère un renversement provocateur pour le non-religieux épris d’appréhension scientifique du monde :Lire la suite « Balance ta science : Le sacré et le profane, de Mircea Éliade »